À partir de janvier 2026, le régime de pension complémentaire sectorielle (PCS) pour les employés de la construction franchit une étape importante. Jusqu’à présent, il s’agissait essentiellement d’une épargne complémentaire alimentée par une cotisation patronale de 1,10 % du salaire de référence. Dès 2026, cette contribution augmentera pour atteindre 1,80 %, ce qui permettra de renforcer les droits de pension accumulés par les travailleurs.
Introduction d’un volet de solidarité
La réforme ne se limite pas à une simple augmentation de cotisation. Le régime deviendra un régime social, intégrant un volet solidarité. Concrètement, cela signifie que les droits à pension complémentaire continueront à se constituer même pendant certaines périodes où le salarié ne perçoit pas de rémunération habituelle, comme lors d’un congé de maternité, d’une incapacité de travail pour cause de maladie ou encore dans d’autres situations assimilées.
Ce volet prévoit également une protection supplémentaire en cas de décès, par exemple via une rente versée aux ayants droit. L’objectif est donc de rendre le régime plus protecteur et plus équitable, en couvrant aussi les périodes d’inactivité involontaire.
Harmonisation entre ouvriers et employés
Historiquement, il existait une différence importante entre les pensions complémentaires des ouvriers et celles des employés dans la construction. Les réformes en cours visent à gommer progressivement ces disparités. Le cap est fixé à l’horizon 2030, où les deux groupes devraient bénéficier d’un régime comparable, équivalent à une cotisation globale d’environ 2,65 % du salaire de référence. Cela s’inscrit dans une politique de convergence sociale entre catégories de travailleurs.
Responsabilités des employeurs
Si vous ne disposez pas déjà d’un plan de pension d’entreprise équivalent ou plus avantageux, vos employés sont automatiquement affiliés au régime sectoriel dès janvier 2026.
En résumé
La PCS des employés de la construction devient en 2026 un régime plus robuste et socialement protecteur. Les travailleurs y gagnent une pension complémentaire renforcée, qui couvre également certaines périodes d’absence et qui protège mieux en cas de décès. Pour les employeurs, la réforme implique une hausse de la cotisation et la nécessité de vérifier si leur plan d’entreprise reste compétitif par rapport au régime sectoriel. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’harmonisation progressive entre ouvriers et employés, avec une convergence prévue à l’horizon 2030.