Réforme du congé pour aidant proche à partir du 1er juillet 2026

Le 26 février 2026, la Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à réformer plusieurs dispositifs destinés aux aidants proches. Cette réforme concerne tant les travailleurs salariés que les demandeurs d’emploi et les indépendants apportant une aide effective à une personne dépendante. Les mesures détaillées ci-dessous portent spécifiquement sur les modifications relatives au congé pour aidant proche applicable aux travailleurs salariés, qui entreront en vigueur le 1er juillet 2026.

Rappel : qu’est-ce que le congé pour aidant proche ?

Le congé pour aidant proche est un congé thématique permettant au travailleur de suspendre totalement ou partiellement l’exécution de son contrat de travail afin d’apporter une aide régulière, continue et significative à une personne en situation de dépendance.

Cette aide peut prendre différentes formes telles que:

  • l’accompagnement dans la vie quotidienne,
  • l’assistance administrative,
  • l’organisation des soins,
  • toute autre forme de soutien nécessaire.

Durant cette période, l’employeur n’est pas tenu de verser une rémunération. Le travailleur bénéficie toutefois d’une allocation versée par l’ONEM, destinée à compenser partiellement la perte de revenus liée à la réduction ou à la suspension de l’activité professionnelle.

Plus de reconnaissance de l’aidant proche

La réforme assouplit les conditions de reconnaissance de l’aidant proche. Désormais, le droit au congé reste possible même si la personne aidée séjourne partiellement dans une structure résidentielle, pour autant qu’elle n’y soit pas hébergée plus d’un jour par semaine ou trente jours par an. Cette mesure tient compte des situations où la personne dépendante alterne entre son domicile et une institution.

Par ailleurs, la durée de validité de la reconnaissance est prolongée. Elle sera désormais accordée pour deux ans, avec la possibilité d’une prolongation de deux années supplémentaires. Jusqu’à présent, la reconnaissance était limitée à un an, renouvelable une seule fois.

Cela permet de réduire les démarches administratives et mieux soutenir les situations d’aide de longue durée.

Adaptation de la durée et des modalités du congé

Le travailleur pourra consacrer l’ensemble des six mois de suspension complète à une seule et même personne. Avant la réforme, une personne aidée ne pouvait ouvrir qu’un droit maximal de trois mois de congé à temps plein, ce qui limitait la continuité de l’accompagnement.

La réforme maintient le droit global à six mois de suspension complète du contrat de travail sur l’ensemble de la carrière professionnelle. Toutefois, plusieurs modifications importantes sont introduites afin d’assouplir l’utilisation du congé :

  • La réduction des prestations d’1/5 temps pourra désormais être prise pour une durée maximale de trente mois (auparavant limitée à douze mois)
  • En cas de suspension complète du contrat de travail, le congé pourra désormais être pris par périodes d’une semaine ou de plusieurs semaines, alors qu’un minimum d’un mois était requis jusqu’à présent. Pour les réductions de prestations à mi-temps, le congé pourra être pris par mois ou par périodes plus longues, au lieu du minimum de deux mois actuellement imposé.

Ces possibilités de fractionnement du congé sont élargies, moyennant, bien entendu, l’accord de l’employeur et s’appliqueront pour aux demandes introduites à partir du 1er juillet 2026. Les demandes introduites avant cette date continueront à être soumises aux règles actuellement en vigueur.

Cette évolution s’inscrit dans une volonté de mieux concilier vie professionnelle et responsabilités familiales, tout en offrant un cadre plus souple aux travailleurs assumant un rôle d’aidant proche.