Depuis le 1er août 2025, les montants des indemnités journalières pour les missions professionnelles à l’étranger ont été adaptés. Cette mise à jour repose sur l’arrêté ministériel du 14 juillet 2025, publié au Moniteur belge.
Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous en tant qu’employeur ou dirigeant d’entreprise ?
Quels frais sont concernés ?
Lorsqu’un salarié ou un dirigeant se déplace à l’étranger pour des raisons professionnelles, il doit souvent assumer des frais supplémentaires : repas, boissons, transports locaux… Ces dépenses incombent à l’employeur.
Leur remboursement n’est pas considéré comme de la rémunération si vous respectez les conditions prévues.
Deux options s’offrent à vous :
- Rembourser les frais réels sur base de notes de frais.
- Octroyer une indemnité forfaitaire, calquée sur les barèmes appliqués par le SPF Affaires étrangères à ses propres fonctionnaires.
Avantage fiscal et social
Si vous choisissez l’indemnité forfaitaire et respectez les conditions :
- Exonération de cotisations sociales
- Pas de précompte professionnel
👉 Ces indemnités sont donc traitées comme des frais propres à l’employeur et ne sont pas imposées fiscalement.
Missions de courte durée (≤ 30 jours)
- Jusqu’à 37,18 €/jour : exonération fiscale sans justificatif.
- Au-delà de ce montant : possible si conforme aux barèmes officiels par pays (catégorie 1 – SPF Affaires étrangères).
Conditions à respecter :
- Journée complète ou mission > 10h : indemnité entière.
- Départ et retour le même jour : ½ indemnité.
- Si le repas est déjà payé par l’employeur → déduction obligatoire :
- 35 % pour le midi
- 45 % pour le soir
⚠️ L’indemnité ne couvre ni le logement, ni le transport international A/R.
Missions de longue durée (> 30 jours, max. 24 mois)
- Montants fixés par pays (catégorie 2), ou à défaut 37,18 €/jour.
- Non cumulable avec :
- remboursements sur justificatifs
- chèques-repas
- régime fiscal spécial des 30 % (missions hors Europe)
Attention :
- L’indemnité n’est valable que tant que la mission est temporaire.
- Si le collaborateur s’installe à l’étranger, elle cesse immédiatement.
- Comme pour les missions courtes, cela ne couvre pas l’hébergement ni le transport A/R.
Quelques précisions pratiques
- En cas de mission dans plusieurs pays, c’est le pays de la dernière nuitée qui détermine l’indemnité du jour suivant.
- Les listes complètes par pays sont disponibles au Moniteur belge du 1er août 2025 et font foi en cas de contrôle.