Le budget mobilité en Belgique : ce qu’il faut savoir en 2026

Budget mobilité 2026 - Dynamik HR.

Le budget mobilité est une mesure de plus en plus populaire en Belgique. Elle permet aux employeurs et salariés de remplacer la voiture de société par des solutions de mobilité plus durables, en conservant un avantage fiscal.

Selon une enquête d’Acerta, 3,4 % des travailleurs éligibles ont opté pour le budget mobilité en 2024, contre seulement 1,1 % en 2020. Du côté des employeurs, l’adoption est passée de 1,5 % en 2021 à 3,23 % en 2024.

Mais d’importantes réformes sont prévues pour 2026.

Le budget mobilité deviendra obligatoire dès 2026

À partir du 1er janvier 2026, toutes les entreprises qui proposent une voiture de société devront également proposer le budget mobilité.

Cette obligation s’inscrit dans l’accord de Pâques, qui vise à généraliser les mobilités durables. La liberté de choix de l’employeur disparaît, mais le salarié reste libre d’opter pour la voiture ou le budget mobilité.

Cela concerne uniquement les voitures de société octroyées en plus du salaire, utilisées à titre privé.
Les voitures de conversion salariale, de plans cafétéria ou les utilitaires sont exclus.

*Pas encore de projet de loi formel à ce jour. Un seuil minimum basé sur le nombre de travailleurs n’est pas exclu.

Autre changement important : la condition d’avoir mis une voiture à disposition pendant 36 mois sera supprimée.

Une ouverture vers plus de flexibilité

À terme, le budget mobilité pourrait aussi s’étendre à tous les travailleurs, même ceux qui n’ont pas droit à une voiture de société.
Cela renforcerait leur liberté de choix en matière de déplacements.

Vers une simplification administrative et fiscale

Le système actuel du budget mobilité est parfois complexe. Une simplification est à l’étude, via :

  • l’uniformisation des indemnités ;
  • le recours à des outils numériques pour le reporting ;
  • une meilleure sécurité juridique.

À partir de 2026, les règles suivantes seront renforcées :

Pilier 1 – Voiture de société

Seules les voitures 100 % électriques seront autorisées, conformément à la réforme fiscale automobile.

Pilier 2 – Mobilité durable

Les solutions (transport en commun, vélo, trottinette, covoiturage, logement proche du lieu de travail…) restent exonérées de cotisations sociales et d’impôt.
Des plafonds pourraient être introduits pour certaines dépenses.

Il n’est pas encore clair si la liste des dépenses autorisées sera élargie ou restreinte.

Pilier 3 – Paiement en espèces

Le solde non utilisé via les piliers 1 et 2 est versé au salarié sous forme d’un montant net, soumis à une cotisation spéciale de 38,07 %, mais exonéré de précompte professionnel.

Comment préparer la mise en place du budget mobilité ?

Pour les entreprises, 2025 sera une année clé pour préparer ce changement.

Voici les actions à envisager dès maintenant :

1. Développez une politique de mobilité claire

Vous avez une grande liberté dans la mise en œuvre interne.
Déterminez :

  • quand les travailleurs peuvent opter pour le budget (ex. : à la fin d’un contrat de leasing) ;
  • quels profils peuvent être exclus (ex. : besoin professionnel d’une voiture).

💡 Prévoyez une annexe au contrat de travail avec les mentions obligatoires : montant, date de début, règles spécifiques.

2. Calculez le budget de manière stratégique

Le budget mobilité correspond au TCO (Total Cost of Ownership) de la voiture remplacée.

➡️ Choisissez la méthode de calcul adaptée : type de véhicule, coût réel, forfait…

*Une simulation bien pensée peut éviter des écarts entre salariés.

3. Définissez les piliers à activer

Vous pouvez activer les trois piliers, ou seulement deux, par exemple :

  • supprimer le pilier voiture (1) pour n’utiliser que les mobilités durables et le cash ;
  • restreindre les options disponibles dans le pilier 2 pour limiter la charge administrative.

⚠️ Chaque ajout implique une complexité supplémentaire dans la gestion.

4. Vérifiez la compatibilité avec les autres avantages

➡️ Si vous avez déjà un plan cafétéria (ex. : leasing vélo), assurez-vous de la compatibilité fiscale avec le budget mobilité.
Le risque : perdre les avantages fiscaux en cas de cumul mal géré.

5. Simplifiez au maximum

➡️ Limitez les options, automatisez les processus, utilisez des applications pour le suivi des frais.

Un système clair est plus facile à gérer, plus sûr fiscalement, et plus transparent pour vos équipes.


Conclusion : une réforme à anticiper, pas à subir

La réforme du budget mobilité est ambitieuse. Elle offre de nouvelles perspectives, mais nécessite une préparation sérieuse.

Chez Dynamik HR, nous pouvons vous accompagner pour :

  • définir votre politique mobilité ;
  • évaluer l’impact RH et fiscal ;
  • automatiser les processus.

Contactez-nous dès maintenant pour anticiper 2026 sereinement.